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DEVENIR, le blog des citations, pensées et textes

Le père, le fils et l'âne

LE PERE, LE FILS  ET L'ÂNE 

Loin des humains vivaient un père avec son fils. Ils vivaient paisibles et tranquilles et étaient toujours du même avis. Cependant, en grandissant, le fils fit un souhait :
- Je voudrais aller voir une fois dans le monde ce que disent les gens, demanda-t-il.
- Ne souhaite donc pas une chose pareille ! répondit le père. Pas un ne dit comme l'autre, et quoique tu fasses, jamais tu ne pourras plaire à tout le monde.
- Je ne peux pas croire cela ! dit le fils.

Et il insista si longtemps que le père finit par se mettre en route avec lui. Afin que leur âne ne reste pas tout seul ils l'emmenèrent avec eux ; et c'est ainsi qu'ils partirent dans le monde. Le père marchait devant, le fils marchait à côté de lui et ils tiraient leur âne derrière eux. Bientôt ils rencontrèrent un paysan. Ils s'arrêtèrent et parlèrent avec lui de la pluie et du beau temps. Pour finir, le paysan secoua la tête et leur dit :
- Pourquoi laissez-vous votre âne se prélasser ? Il pourrait bien porter l'un de vous deux !
Puis il leur dit adieu et s'éloigna.
- Le paysan a raison ! Viens père, monte sur l'âne ! dit le fils.
Le père s'assit sur l'âne et ils reprirent leur route. Devant marchait le fils, derrière suivait le père sur son âne.
Peu de temps après, ils rencontrèrent deux jeunes compagnons en tournée. Ils racontèrent ceci et cela des lointaines contrées qu'ils avaient visitées et, finalement, l'un dit à l'autre :
- Qu'en penses-tu, toi, que le père soit sur son âne, pendant que le pauvre garçon va à pied ?
L'autre compagnon secoua la tête, puis ils reprirent leur route.
- Les compagnons ont raison, dit le fils, descends père et laisse-moi monter l'âne.

Maintenant le fils était devant sur son âne et le père marchait à pied derrière.
Voilà qu'ils rencontrèrent une vieille femme qui venait d'aller ramasser du bois. Elle pleurnicha ceci, cela. Et que les temps étaient bien durs et que son dos était bien bossu, puis elle dit :
- C'est une honte que le père aille à pied et que le fiston fasse le beau sur son âne !
Elle secoua la tête et s'en alla en boitant.
- La vieille a raison, dit le fils, tout honteux, monte avec moi sur l'ane père !

Les voilà donc tous deux sur l'âne, quand s'arrêta une calèche avec un beau monsieur qui bavarda avec eux de ceci, de cela, du commerce et de l'argent.
Finalement il leur dit :
- Cette pauvre bête va bientôt crever si vous la chargez ainsi !
Et il repartit.
- Le monsieur a raison, dit le fils, il faut ménager notre âne, nous allons le porter.
Ils lui attachèrent les pattes de devant, puis les pattes de derrière, glissèrent ensuite une longue branche entre les pattes et soulevèrent chacun un bout de la branche. Après avoir ainsi porté l'âne un bout de chemin, ils arrivèrent devant une auberge où il y avait une foule de gens joyeux :
- Voyez ces imbéciles ! cria une voix. Ils portent leur âne au lieu de s'asseoir dessus !

Tous hurlèrent de rire ; une autre voix grinça :
- Même s'ils ne veulent pas s'asseoir sur l'âne, pourquoi ne le conduisent-ils pas par le licou, derrière eux ?
- L'homme a raison, dit le fils, pourquoi ne tenons-nous pas notre âne par le licou ?
- C'est ainsi que nous sommes partis de la maison, dit le père, mais pour complaire à chacun, je suis monté dessus, puis toi, puis nous deux, puis nous avons porté l'âne, et maintenant il faudrait de nouveau le conduire…
- Ne peut-on jamais plaire à tous ? demanda le fils.
- Jamais ! répondit le père.

Auteur inconnu


Le paysan chinois

 

LE PAYSAN CHINOIS 

 

Un paysan Chinois suscitait la jalousie des plus riches du pays parce qu’il possédait un cheval blanc merveilleux. Chaque fois qu’on lui proposait une fortune pour l’animal, le vieillard répondait :
— " Ce cheval est beaucoup plus qu’un animal, pour moi, c’est un ami, je ne peux pas le vendre."
Un jour, le cheval disparut. Les voisins rassemblés devant l’étable vide donnèrent leur opinion :
— "Il était prévisible qu’on te volerait ton cheval. Pourquoi ne l’as-tu pas vendu ? "
Le paysan se montra plus dubitatif :
— " N’exagérons rien, dit-il. Disons que le cheval ne se trouve plus dans l’étable. C’est un fait. Tout le reste n’est qu’une appréciation de votre part. Comment savoir si c’est un bonheur ou un malheur ? "
Les gens se moquèrent du vieil homme. Ils le considéraient depuis longtemps comme un simple d’esprit.

Quinze jours plus tard, le cheval blanc revint. Il n’avait pas été volé, il s’était tout simplement sauvé et présentement ramenait une douzaine de chevaux sauvages avec lui. Les villageois s’attroupèrent de nouveau.
— "Tu avais raison, ce n’était pas un malheur mais une bénédiction."
— "Je n’irai pas jusque là, fit le paysan. Contentons-nous de dire que le cheval blanc est revenu. Comment savoir si c’est une chance ou une malchance ?"

Les villageois se dispersèrent, convaincus que le vieil homme déraisonnait. Recevoir douze chevaux était indubitablement un cadeau du ciel. Qui pouvait le nier ?

Le fils du paysan entreprit le dressage des chevaux sauvages. L’un d’eux le jeta à terre et le piétina. Les villageois vinrent une fois de plus donner leur avis :
— « Pauvre ami ! Tu avais raison, ces chevaux sauvages ne t’ont pas porté chance. Voici que ton fils unique est estropié. Qui donc t’aidera dans tes vieux jours ? Tu es vraiment à plaindre. »
— "Voyons rétorqua le paysan, n’allez pas si vite. Mon fils a perdu l’usage de ses jambes, c’est tout. Qui dira ce que cela nous aura apporté ? La vie se présente par petits bouts, nul ne peut prédire l’avenir."

Quelques temps plus tard, la guerre éclata et tous les jeunes gens du pays furent enrolés dans l’armée, sauf l’invalide.
— « Vieil homme, se lamentèrent les villageois, tu avais raison, ton fils ne peut plus marcher, mais il reste auprès de toi tandis que nos fils vont se faire tuer."
— "Je vous en prie, répondit le paysan, ne jugez pas hâtivement. Vos jeunes sont enrolés dans l’armée, le mien reste à la maison, c’est tout ce que nous puissions dire. Dieu seul sait si c’est bien ou mal. »

Auteur inconnu


Jiddu Krischnamurti

 

La mort n'est pas une chose horrible, une chose à éviter, à différer,

mais plutôt une compagne de chaque jour.

De cette perception naît alors

un sens extraordinaire de l'immensité.

 

Jiddu Krischnamurti


L'arbre à soucis


 
L'arbre à soucis

Un jour, j'ai retenu les services d'un menuisier pour m'aider à restaurer ma vieille grange. Après avoir terminé une dure journée au cours de laquelle une crevaison lui avait fait perdre une heure de travail, sa scie électrique avait rendu l'âme, et pour finir, au moment de rentrer chez lui, son vieux pick-up refusait de démarrer.
Je le reconduisis chez lui et il demeura froid et silencieux tout au long du trajet. Arrivé chez lui, il m'invita à rencontrer sa famille. Comme nous marchions le long de l'allée qui conduisait à la maison, il s'arrêta brièvement à un petit arbre, touchant le bout des branches de celui-ci de ses mains.

Lorsqu'il ouvrit la porte pour entrer chez lui, une étonnante transformation se produisit. Son visage devint rayonnant, il caressa ses deux enfants et embrassa sa femme.

Lorsqu'il me raccompagna à ma voiture, en passant près de l'arbre, la curiosité s'empara de moi et je lui demandai pourquoi il avait touché le bout des branches de cet arbre un peu plus tôt.
"C'est mon arbre à soucis," me répondit-il. "Je sais que je ne peux éviter les problèmes, les soucis et les embûches qui traversent mes journées, mais il y a une chose dont je suis certain, ceux-ci n'ont aucune place dans la maison avec ma femme et mes enfants. Alors, je les accroche à mon arbre à soucis tous les soirs lorsque je rentre à la maison. Et puis, je les reprends le matin".
"Ce qu'il y a de plus drôle", il sourit, "c'est que lorsque je sors de la maison le matin pour les reprendre, il y en a beaucoup moins que la veille lorsque je les avais accrochés.

Auteur inconnu

Carl Gustav Jung


En chacun de nous existe un autre être que nous ne connaissons pas. Il nous parle à travers le rêve et nous fait savoir qu'il nous voit bien différent de ce que nous croyons être.
 
Carl Gustav Jung

Naissance d'un enfant

 

Naissance d'un enfant 

Au ciel un enfant, sur le point de venir au monde, demande à Dieu :
On m'a dit que vous m'envoyez sur la terre demain, mais comment est-ce que je vais vivre là étant si petit et sans défense ?

Dieu répond : Parmi tous les anges, j'en ai choisi un pour toi. Ton ange t'attendra et prendra soin de toi.

L'enfant demande encore : Mais dites-moi, ici au ciel, je n'ai rien à faire que de chanter et rire pour être heureux...

Dieu dit : Ton ange chantera pour toi et sourira aussi pour toi tous les jours. Tu sentiras aussi l'amour de ton ange et tu seras très heureux

L'enfant demande : Comment est-ce que je serai capable de comprendre quand les gens me parleront si je ne connais pas leur langage ?

Dieu dit : Ton ange te dira les plus beaux et plus tendres mots que tu n'entendras jamais et, avec patience et attention, ton ange te montrera à parler.

L'enfant : Et qu'est-ce que je ferai quand je voudrai vous parler ?

Dieu : Ton ange placera tes mains ensemble et te montrera comment prier

L'enfant : J'ai entendu dire que sur la terre, il y a des hommes méchants. Qui me protègera ?

Dieu : Ton ange te défendra même au risque de sa propre vie.

L'enfant : Mais je vais être triste de ne plus vous voir !

Dieu : Ton ange te parlera de moi et te montrera la façon de revenir à moi. Et, je serai toujours là, à côté de toi...

À ce moment là, c'était très calme au ciel, mais des voix venant de la terre pouvaient être entendues et l'enfant demanda :
Dieu, si je dois partir maintenant, s.v.p. dites-moi le nom de mon ange.

Dieu répondit : Son nom n'est pas important, tu l'appelleras tout simplement maman...

Auteur inconnu