Paolo Coehlo
nous nous en apercevons jamais.
Et sais-tu pourquoi? Parce que les hommes ne
croient pas aux trésors!
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05 Septembre 2007 à 14:00 dans
- Les citations

Une jeune femme va chez sa mère et lui dit que sa vie est tellement difficile qu’elle ne sait pas si elle veut continuer. Elle veut abandonner, elle est fatiguée de se battre tout le temps. Il semble qu’aussitôt qu’un problème est réglé, un autre apparaît.
Sa mère l’amène à la cuisine. Elle remplit trois chaudrons d’eau et les place chacun
sur la cuisinière à feu élevé.
Bientôt, l’eau commence à bouillir.
Dans le premier chaudron, elle place des carottes, dans le deuxième, elle met des oeufs et dans le troisième, elle met des grains de café moulus.
Elle les laisse bouillir sur le feu sans dire un mot. Après 20 minutes, elle retourne à la cuisinière, elle sort les carottes et les place dans un bol. Elle sort les oeufs et les place dans un bol. Puis elle verse le café dans une carafe.
Se tournant vers sa fille, elle dit: ¨Dis moi, que vois-tu?¨
¨Des carottes,des oeufs et du café¨, répond sa fille.
La femme l’amène plus près et lui demande de toucher les carottes. La fille les touche et note qu’elles sont molles et souples. La mère lui demande alors de prendre un oeuf et de le briser. La fille enlève la coquille d’un oeuf et observe qu’il est cuit dur. Finalement, la mère lui demande de goûter au café.
La fille sourit comme elle goûte son arôme riche.
La fille demande alors:¨Qu’est-ce que ça veut dire, maman?¨
Sa mère explique que chaque objet a fait face à la même eau bouillante, mais que chacun réagit différement.
La carotte y est entrée forte, dure et solide. Mais après être passée dans l’eau bouillante, elle a ramollie et est devenue faible.
L’oeuf était fragile avec l’intérieur fluide. Mais après être passé dans l’eau bouillante,son intérieur est devenu dur.
Les grains de café moulus ont réagi de façon unique. Après avoir été dans l’eau bouillante, ils ont changé l’eau.
¨Lequel es-tu?¨demande la mère à sa fille. ¨Lorsque l’adversité frappe à ta porte, comment réponds-tu? Es-tu une carotte ,un oeuf ou un grain de café? Penses-y?
¨Suis-je la carotte qui semble forte mais qui, dans la douleur et l’adversité, devient molle et perd sa force?
Suis-je un oeuf qui commence avec un coeur malléable mais change avec les problèmes? Ai-je un esprit fluide qui devient dur et inflexible dans la douleur? Est-ce que ma coquille ne change pas mais mon intérieur devient un coeur dur?
Ou suis-je comme un grain de café? Le grain change l’eau, il change la source de sa douleur. Lorsque l’eau devient chaude, il relâche sa fragrance et sa saveur. Si tu es comme le grain de café, tu deviens meilleur et tu changes la situation autour de toi lorsque les choses sont à leur pire.¨
Comment réagissez-vous face à l’adversité? Comme une carotte, un oeuf ou un grain de café?
En tout cas chose certaine, vous ne regarderez plus jamais une tasse de café de la même façon.
ET DIEU CRÉA LA MAMAN...
d'après un texte d'Erma Hombrek
Du soir au matin, du matin au soir, il travaillait sans relâche à créer la MAMAN. Lui apparut alors un ange qui lui dit: «Vous en mettez du temps pour cette créature-là!»
Le Bon Dieu lui répondit: « As-tu seulement lu sa fiche technique? Il faut qu'elle soit entièrement lavable sans être de plastique, elle est composée de mille pièces mobiles et toutes remplaçables, elle roule au café noir et aux "restants" de cuisine, elle marie la douceur de roulement à la solidité de la carrosserie.
Ses baisers guérissent tout, depuis les entorses aux chevilles, jusqu'aux chagrins d'amour... Il lui faut aussi six paires de mains!»
L`ange hocha la tête: «Six paires de mains? Impossible!»
«Ce ne sont pas tellement les mains qui m'embarrassent, expliqua le Bon Dieu, mais les trois paires d`yeux indispensables à toute maman.»
«Ce n'est pas conforme au prototype!» riposta l'ange. En soupirant, le Bon Dieu continua: «Il lui faut une paire d`yeux qui voient à travers les porte fermées: «Qu'est-ce que vous faites là les enfants?» tout en connaissant la réponse.
Une autre paire d'yeux derrière la tête pour voir ce qu'elle ne devrait pas, mais qu'elle doit savoir.
Et une troisième paire par devant, pour regarder l'enfant qui fait une bêtise, des yeux qui disent quand même:" Je t'aime et je te comprends..." Et sans ouvrir la bouche!»
«Seigneur, dit l'ange en lui tapotant amicalement l'épaule, allez vous coucher, il se fait tard. À chaque jour suffit sa peine...»
«Je ne peux pas répond le Bon Dieu, je sens que je touche au but: je suis sur le point de créer un être véritablement à mon image, un être qui me ressemble! J'ai enfin réussi à rendre cette créature capable de se guérir toute seule quand elle est malade, de préparer un repas pour six personnes avec une livre de viande hachée, de faire prendre son bain à son grand garçon de neuf ans et de consoler le premier chagrin d'amour de sa grande de quinze ans.»