Paul Claudel
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05 Juin 2008 à 16:49 dans
- Les textes

Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent.
Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l’envoya auprès d’un Vieux Sage.
"Éclaire-moi sur le Sentier de la Vie", demanda le Prince.
"Mes paroles s’évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras trois portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d’entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t’en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t’en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi."
Le Vieux Sage disparut et le Prince s’engagea sur le Chemin de la Vie.
Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire
"CHANGE LE MONDE".
"C’était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d’autres ne me conviennent pas."Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l’ivresse du conquérant, mais pas l’apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d’autres lui résistèrent. Bien des années passèrent.
Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande : "Qu’as-tu appris sur le chemin ?" "J’ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m’échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n’en dépend pas".
"C’est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise." Et il disparut.
Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire
"CHANGE LES AUTRES" "C’était bien là mon intention, pensa-t-il.
Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d’amertume et de frustration." Et il s’insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat.
Bien des années passèrent.
Un jour, alors qu’il méditait sur l’utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda : "Qu’as-tu appris sur le chemin ?"
"J’ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n’en sont que le révélateur ou l’occasion. C’est en moi que prennent racine toutes ces choses."
"Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu’ils réveillent en toi,les autres te révèlent à toi-même. Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t’enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir." Et le Vieil Homme disparut.
Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots
"CHANGE-TOI TOI-MÊME". "Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c’est bien ce qui me reste à faire," se dit-il. Et il entama son troisième combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal. Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda : "Qu’as-tu appris sur le chemin ?"
"J’ai appris, répondit le Prince, qu’il y a en nous des choses qu’on peut améliorer, d’autres qui nous résistent et qu’on n’arrive pas à briser."
"C’est bien" dit le Sage.
"Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de ma battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos ? J’ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise."
"C’est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d’aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru." Et il disparut.
Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et s’aperçut qu’elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait "ACCEPTE-TOI TOI-MÊME."
Le Prince s’étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu’il avait franchi la porte la première fois, dans l’autre sens. "Quand on combat on devient aveugle, se dit-il." Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu’il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s’aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer. Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :
"Qu’as-tu appris sur le chemin ?"
"J’ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c’est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J’ai appris à m’accepter moi-même, totalement, inconditionnellement."
"C’est bien, dit le Vieil Homme, c’est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la troisième porte."
A peine arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut "ACCEPTE LES AUTRES".
Tout autour de lui il reconnut les personnes qu’il avait côtoyées dans sa vie; celles qu’il avait aimées comme celles qu’il avait détestées. Celles qu’il avait soutenues et celles qu’il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l’avait tellement gêné et contre quoi il s’était battu.
Il rencontra à nouveau le Vieux Sage. "Qu’as-tu appris sur le chemin ?" demanda ce dernier. J’ai appris, répondit le Prince, qu’en étant en accord avec moi-même, je n’avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d’eux. J’ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement."
"C’est bien" dit le Vieux Sage. C’est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.
Arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut "ACCEPTE LE MONDE".
Curieux, se dit-il, que je n’aie pas vu cette inscription la première fois. Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu’il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l’éclat et la beauté de toute chose. Par leur perfection. C’était pourtant le même monde qu’autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé ou son regard ? Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda.
"Qu’as-tu appris sur le chemin ?"
"J’ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n’est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c’est tout. Ce n’était pas le monde qui me troublait, mais l’idée que je m’en faisais. J’ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement."
C’est la troisième Sagesse, dit le Vieil Homme. "Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde."Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l’habita. "Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence".
Et le Vieil Homme disparut.
Auteur inconnu


La vrai générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent.
Albert Camus
L’amour altruiste est une qualité à développer sur le chemin vers l’éveil, mais avant d’aimer les autres, il faut tout d’abord commencer par soi-même.
Si l’opinion que vous avez de vous-même est défavorable ou dévalorisante, il y a peu de chance pour que votre vie soit riche et harmonieuse.
Alors ne vous laissez pas persuader que vous ne valez rien et que vous êtes inutile, ou que la vie ne vaut pas a peine d’être vécue parce que vous ne rendez service à personne.
Nombreux sont ceux qu’une mauvaise “programmation” a amenés à penser qu’ils étaient indignes t qu’ils ne méritaient pas d’être heureux.
Nous avons tous vécu de nombreuses formes d’existence et de multiples empreintes douloureuses ont marqué notre corps émotionnel.
Bien souvent, avons-nous été victimes des effets négatifs du manque d’amour pendant notre enfance. Ainsi, l’esprit en garde le souvenir jusqu’à ce qu’il lui soit permis de l’évacuer.
Il faut donc commencer par soi-même, prendre un bain d’amour.
La bienveillance que nous pouvons ressentir pour nous-même sera déterminante pour pouvoir la partager ensuite avec autrui.
Si vous vous sentez abandonné à un triste sort, ou pas assez entouré, alors faites tout ce que vous pouvez pour vous donner de l’attention et de l’amour.
Faites-vous plaisir à partir du moment où cela n’est pas néfaste pour votre propre bien-être physique et mental.
Donnez-vous aussi du temps pour vous reposer, pour vous distraire sainement et aussi pour prier ou méditer.
Autorisez-vous enfin à être heureux comme lorsque vous étiez encore un enfant insouciant et naturel.
Recherchez en vous toutes les qualités infinies que vous aimeriez développer et actualiser dans l’activité.
Il est temps de prendre soin de vous comme vous le feriez envers votre famille ou vos meilleurs amis.
Ainsi, vous vous trouverez dans la joie et l’aisance, et vous pourrez mieux aider ceux que vous chérissez.
Vous pourrez même apporter de l’aide aux gens que vous croisez anonymement dans la rue, simplement en leur offrant un sourire, un mot gentil ou un geste bienveillant.
Si l’on n’a pas une certaine estime envers soi-même, il sera difficile d’en avoir pour les autres.
Mettez fin à tous vos jugements négatifs sur vous-même et à tous vos sentiments de culpabilité.
Vous avez le droit au bonheur et vous êtes aimé, même si vous ne le percevez pas encore directement.
Combien de fois dans votre existence avez-vous été sauvé de la catastrophe et vous êtes vous sorti de situations désespérées ?
Si vous voulez être pardonné du mal que vous avez commis, pardonnez d’abord celui que l’on vous a fait dans le passé.
Ce n’est plus le moment de souffrir indéfiniment, mais bien celui de guérir définitivement.
Vous avez le choix de vous libérer de tous vos fardeaux et de toutes les misères que vous portez depuis si longtemps.
Réconciliez-vous avec tous les aspects de votre histoire de vie et considérez toutes les épreuves que vous avez traversées comme étant bénéfiques.
Vous découvrirez que chaque événement que vous expérimentez dans le monde est comme un enseignement qui vous amène à l’éveil de la conscience. Soyez profondément reconnaissant envers vo ancêtres, votre famille et vos instructeurs de vous avoir permis d’en être là, dans cette condition humaine.
Vous êtes tous et toutes des êtres honorables et dignes de respect.
Ouvrez les vannes de votre cœur en grand afin que cette planète devienne une Terre d’Amour.
Tiré du livre de Lama NAMGYAL “Vie et enseignement d’un moine bouddhiste occidental"

Il y avait une petite fille assise toute seule dans un parc. Tout le monde passait près d'elle et ne s'arrêtait pas pour voir pourquoi celle-ci avait l'air si triste. Habillée d'une robe rose un peu défraîchie, pieds nus, cette petite fille assise ne cessait de regarder les gens passer près d'elle.
Elle n'essayait jamais de parler ni même d’attirer leur attention. Elle ne bougeait pour ainsi dire pas du tout tant sa tristesse semblait lourde à porter.
Plusieurs personnes passaient près d'elle, mais pourtant aucune n'arrêtait. Chacun semblait bien trop préoccupé par eux-mêmes ou encore ne dégageait qu'indifférence à son égard.
Le jour suivant, toujours intrigué, j'ai décidé, par curiosité, de retourner au parc afin de découvrir si elle était toujours là.
Hé! Oui... elle se trouvait bien au même endroit que la veille, toujours habitée par cette même tristesse qui inondait son beau regard d’enfant.
Aujourd'hui c'est décidé, je vais aller vers elle et lui parler.
À mon avis, j’ai bien conscience qu'un parc plein de gens inconnus n'est pas nécessairement un endroit idéal permettant à un jeune enfant, étant seul de surcroît, de pouvoir y jouer et s’y épanouir.
Plus je m'approchais, plus je pouvais percevoir que le dos de la robe de cet enfant cachait une sorte de forme étrange. J'ai songé qu'il s’agissait peut-être de la raison pour laquelle les gens passaient tout droit et ne s'arrêtaient jamais pour lui parler.
Souvent, les défauts physiques sont mal perçus dans notre société et celle-ci va même jusqu’à vous isoler lorsque vous trouvez naturel de vous préoccuper d'une personne qui soit différente des autres.
Comme je me rapprochais, la petite fille triste baissa les yeux pour éviter mon regard. Cela ne me découragea pas, mais plus je m'approchais et plus je pouvais voir nettement cette sorte de difformité dans son dos.
Sa robe masquait grossièrement son infirmité assez marquante.
Je lui ai souri afin de lui signifier que j'avais vu mais que c'était bien correct et que je désirais l'aider et lui parler.
Je me suis assise à côté d'elle et j'ai débuté la conversation par un simple bonjour. La petite fille avait l'air surprise, et me répondit à son tour timidement après m'avoir observé longuement dans les yeux.
Je me suis fait chaleureux avec les yeux pleins de tendresse, elle m'a souri à son tour. Nous avons parlé là, simplement, comme ça, jusqu'à ce que la noirceur s'installe et que le parc soit complètement désert.
Je lui ai demandé pourquoi elle avait l'air si triste. La petite fille m'a regardé d'un air triste et m'a dit : « Parce que je suis différente ». Immédiatement je lui ai répondu : « Certainement que tu l'es » Puis, je lui ai souri tendrement. La petite fille a semblé plus triste encore et m'a répondu : « Je le sais ». Hé! « Petite fille, lui dis-je, tu me fais penser à un ange, gentil et innocent ». Elle m'a regardé, m'a souri, et doucement elle s'est levée : "Vraiment ?..." Dit-elle. « Oui! ! Tu es comme un ange gardien descendu sur terre pour prendre soin de tous ces gens qui marchent autour de toi ». Elle acquiesça d'un signe de la tête et sourit les yeux brillants d’une nouvelle lumière, puis sans que je puisse m’y attendre, elle ouvrit le dos de sa robe rose pour permettre à ses ailes de se déployer librement.
Face à mon regard stupéfait, elle dit : « Je suis effectivement TON ange gardien » en me clignant un superbe clin d’œil. Je ne savais plus quoi dire, je pensais que je rêvais.
Elle me dit : « Pour une fois tu as pensé à quelqu'un d'autre et non qu'à toi-même. Ainsi, mon travail ici bas est terminé, tu peux donc désormais continuer ton évolution avec mon patron qui est ton archange ». Je me suis levé et je lui ai dit : « Attends, explique-moi pourquoi personne n'a pris la peine de s'arrêter pour aider un ange ? (semblant si tristement en détresse). Elle m'a regardé et dit : « Tu étais le seul qui pouvait me voir » puis elle disparut.
Après cela, ma vie a changé dramatiquement. C’est la raison pour laquelle je me sens poussé à vous dire à vous qui me lisez, la phrase suivante :
" Quand vous penserez que vous êtes seul au monde, que vous n'avez rien, et que vous allez jusqu’à croire que tous vos efforts sont vain et bien souvenez-vous que nous possédons tous un ange et le vôtre est toujours là, à vous protéger. "
Offrez la référence de cette page à tous ceux que vous aimez ou que vous croyez pouvoir aider par cette pensée.
Au fond vous savez bien que chacun de vos amis est un ange à sa façon.
La valeur d'un ami est mesurée par son cœur.
Auteur inconnu


Tu ne peux pas tout enseigner à un homme; tu peux seulement l'aider à le trouver en lui.
Galilée